Publié par : fillesduroy1673 | 4 juillet 2011

La SHFR à la Maison St-Gabriel

Le 11 juin dernier, la Société d’histoire des Filles du Roy s’est réunie à Montréal, dans la célèbre et historique maison de Marguerite Bourgeoys qui a accueilli nombre de Filles du Roy.

Jacques Lacoursière, historien

Jacques Lacoursière, historien

La conférence de Jacques Lacoursière en avant-midi de même que celle de René Forget en après-midi ont été bien appréciées. En effet, l’époque des Filles du Roy en France et ici a plongé les participants et participantes dans l’atmosphère qu’on imagine à l’aide des propos du communicateur chevronné qu’est Monsieur Lacoursière. Les réflexions de ses interlocuteurs ont apporté une connotation un peu particulière. On n’aura jamais fini d’apprendre notre histoire ! Merci M. Lacoursière ! Monsieur Forget, quant à lui, nous a ravis encore une fois puisqu’il était du colloque de 2008 sur le même sujet pendant le 400e anniversaire de Québec. La saga d’Eugénie alias Jeanne Languille fera parler d’elle encore longtemps car le 7e tome est en préparation. Cette Fille du Roy bien spéciale, fruit de l’histoire et de l’imaginaire « réaliste » de son créateur, nous confronte à la sempiternelle image de ces femmes courageuses mais soumises, pieuses mais sans désirs d’émancipation. Eugénie n’est pas de cette race. Elle représente sans nul doute ce que plusieurs d’entre elles auraient rêvé d’être, de vivre ou de réaliser. Elle est hors normes pour son époque. Comme une lumière sous le boisseau qui, tout à coup, s’éclate et vibre de toute son âme. Elle nous emporte et on la suit comme une fusée interplanétaire avant le siècle des spoutnicks.

Madame Irène Belleau

De gauche à droite, Madame Irène Belleau, présidente de la SHFR, et Sœur Madeleine Juneau, directrice générale de la Maison Saint-Gabriel.

Deux autres moments forts de la journée étaient à l’horaire : la visite de la Maison Saint-Gabriel dont on « sent » les murs encore tout imprégnés du labeur d’ouvriers bâtisseurs du pays. Les guides nous transportent dans un

autre temps et notre mémoire se précise et s’ajuste. Que demander de plus qu’une leçon d’histoire vivante ? Enfin, il y eut plantation d’un orzier et dépôt de tous les noms des Filles du Roy arrivées en 1663 dans la terre pour que les racines continuent d’engendrer le pays.

2013 à l’horizon : le 350e de l’arrivée du premier contingent des quelque 800 femmes Mères de la nation.

René Forget

René Forget

Irène Belleau

Juin 2011


Réponses

  1. Merci, Denis. J’aurais apprécié que la photo de René soit “intégrée” comme celle de Lacoursière et, sous la photo, il faudrait ajouter le nom de Madame Madeleine Juneau.
    MerciS
    ireneb


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